Caractéristiques et typologie du système d’élevage du taurin Kouri au Lac Tchad

 

Journal of Applied Biosciences 213: 22584 – 22599

ISSN 1997-5902

 

Caractéristiques et typologie du système d’élevage du taurin Kouri au Lac Tchad

 

Ouchar MAA1, Djomtchaigue BH1*, Baizina M1, Tahir MY1, Abdel-aziz AI1, Meutchieye F2

1Institut de Recherche en Élevage pour le Développement (IRED). BoPox : 433, Farcha/N’Djamena

2Université de Dschang, Laboratoire de Biotechnologie et bio-informatique (L2B)

*Correspondant auteurs : dbamare@gmail.com

 

Submitted 18/08/2025, Published online on 31/10/2025 in the https://www.m.elewa.org/Journals/journal-of-applied-biosciences  https://doi.org/10.35759/JABs.213.4

 

RESUME

Objectif : décrire les caractéristiques  et la typologie du système d’élevage du taurin Kouri au Tchad et proposer des actions d’amélioration

Méthodologie et résultats : une enquête rétrospective a été conduite sur 151 éleveurs allant d’Octobre à Décembre 2023 dans les provinces du Lac et du Hadjer Lamis. Les données ont été collectées et  analysées avec le logiciel SPSS et SPAD V.5.5.  Il ressort les principaux résultats suivants : 100 % des éleveurs enquêtés ont été de sexe masculin, appartenant à la tranche des jeunes (68%) et marié polygame (68%) ayant une grande famille (58%) avec plus de 10 personnes en charge. Une partie des ménages a été instruite dans les écoles coraniques (50%) et une partie niveau étude primaire (48%). La majorité des agropasteurs Ont une expérience de plus de  plus de 30 ans  (58%) dans l’élevage du taurins Kouris et pratiquent la transhumance (100%) dans le but d’éviter les inondations et valoriser les pâturages abondants des iles. En période de soudure, les résidus de récoltes, les céréales, les tourteaux d’arachides, les fanes d’arachides et de niébé sont utilisées dans la complémentation alimentaire. Le mode de reproduction  n’est pas contrôlé (libre) dans la majorité des élevages. Les pratiques de vaccinations observées sont celles contre la Péri Pneumonie Contagieuse Bovine (PPCB), la pasteurellose et le charbon bactéridien. La typologie du système d’élevage en fonction des variables discriminantes a permis d’identifier des partitions en 6 classes.

Conclusion et application : La principale contrainte de cet élevage a été le manque de prophylaxie et les contraintes d’ordre climatiques (inondation etnoyade). Ces résultats sont indispensables et constituent une base des données pour la mise en œuvre des projets d’amélioration des conditions d’élevage et de la valorisation du taurin Kouri.

Mots clés : Typologie, système d’élevage, taurin, Kouri, Lac Tchad

 

 

 

 

 

 

 

ABSTRACT

Objective: To describe the practices and typology of the Kouri cattle breeding system in Chad and propose improvements

Methodology and results: a retrospective survey was conducted on 151 breeders between October and December 2023 in the provinces of Lac and Hadjer Lamis. The data were collected and analyzed using SPSS and SPAD V.5.5 software. The main results are as follows: 100% of the farmers surveyed were male, belonging to the younger age group (68%) and married in polygamous unions (68%) with large families (58%) of more than 10 dependents. Some of the households had been educated in Koranic schools (50%) and some had completed primary school (48%). The majority of agropastoralists had more than 30 years of experience (58%) in raising Kouris cattle and practiced transhumance (100%) in order to avoid flooding and take advantage of the islands’ abundant pastures. During the lean season, crop residues, cereals, peanut cake, peanut and cowpea leaves are used as feed supplements. Reproduction is uncontrolled (free) in most farms. The vaccination practices observed are those against contagious bovine pleuropneumonia (CBPP), pasteurellosis, and anthrax. The typology of the farming system based on discriminating variables made it possible to identify six classes.

Conclusion and application: The main constraints on this type of farming were the lack of preventive medicine and climatic constraints (flooding, drowning). These results are essential and constitute a database for the implementation of projects to improve farming conditions and promote Kouri cattle.

Key words: Typology, farming system, cattle, Kouri. The typology of the farming system based on discriminating variables made it possible to identify six classes.

 

 

 

INTRODUCTION

 

Pays sahélien à vocation pastorale, le Tchad fonde en grande partie son économie sur la valorisation des produits de l’élevage. L’importance socio-économique du sous-secteur de l’élevage est indéniable. Les connaissances sur les ressources zoogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture sont fondamentales pour l’utilisation durable, la mise en valeur et la conservation de ces ressources. Pourtant, souvent, les intervenants qui ont besoin de ces connaissances ne les obtiennent pas, qu’il s’agisse des éleveurs ou des autres parties prenantes dont les décisions affectent la gestion des ressources zoogénétiques (FAO, 2012). Les effectifs du cheptel donnent un total de 137 664 217 têtes (soit 48 288 002UBT), constitué de 33 948 919 têtes de Bovins (MEPA, 2024). Le cheptel bovin se compose des races locales : les zébus (arabes, bororo, bogolodji) et les taurins (Toupouri ou massa et Kouri). Les bovins Kouri, unique race taurine en zone lacustre du sahel tchadien, suscite un intérêt de plus en plus grandissant sur le plan scientifique et les programmes de développement de l’élevage dans cette zone aride (Tellah et al., 2015). Le bovin Kouri, ou Boudouma, est un animal sans bosse, donc un taurin, élevé sur les îles et le littoral du lac Tchad, aux confins de quatre pays, le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad. Il s’agit d’un animal de grande taille, présentant une ossature développée et dont le poids va de 400 à 500 kg chez les femelles et de 400 à 700 kg chez les mâles. Il se distingue surtout par son cornage spectaculaire, caractérisé par des cornes de grandes dimensions qui peuvent prendre des formes diverses, notamment bulbeuse ou en lyre haute, et dont la circonférence à la base peut atteindre 80 à 100 cm. Sa robe est généralement blanche, la présence de taches noires ou rouges étant interprétée, à tort ou à raison, comme un indice de croisement avec des zébus. Ses aptitudes sont intéressantes, tant pour la production de viande que pour celle de lait (4 à 6 litres par jour environ) (Souvenir Zafindrajaona et al., 1999). Son habitat est situé dans les îles et le littoral du lac Tchad entre 12° 20′ et les îles et le littoral du lac Tchad entre 12° 20′ et 14° 20′ de latitude nord et 13° et 15° 30′ de latitude nord. 14° 20′ de latitude Nord et 13° et 15° 30′ de longitude Est, 14° 20′ de latitude Nord et 13° et 15° 30′ de longitude Est, à la frontière entre quatre pays, à savoir le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad (V. Zeuh, M. L. Youssouf, 2014).  Le taurin Kouri est intéressant en raison de ses particularités biologiques de résistance innée aux pathologies tropicales redoutables (Ajol-File-Journals_21_articles_44357_submission_proof_44357-241-43772-1-10-20090716.Pdf, n.d.). La faible valeur alimentaire des pâturages tropicaux et les faibles performances génétiques des animaux qui constituent un handicap majeur , ne permettent pas d’obtenir chez les ruminants une bonne production de lait et de viande (Houehanou et al., 2009). Ils sont élevés par les éleveurs kouri et les boudoumas considérés comme les terriers du Lac. Son élevage est basé sur un système mobile suivant la montée des eaux du lac. Les connaissances sur son système d’élevage seraient un atout majeur pour mettre en place les programmes de valorisation et l’amélioration des conditions de vie des ménages. L’objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques et la typologie du système d’élevage du taurin Kouri dans son biotope.

 

 

MATERIEL ET METHODES

 

Zone d’étude : L’étude s’est déroulée dans les provinces du Lac et de Hadjer Lamis, situés dans la partie nord-ouest de la zone sahélienne du Tchad (12° 20’ et 14° 20’ de latitude Nord, et 13° et 15° 20’ de longitude Est). Le climat est  de type semi-aride à aride. On y distingue deux saisons : une courte saison des pluies (de juillet à mi-septembre) avec des précipitions annuelles variant entre 200 et 600 mm et une longue saison sèche subdivisée en froide (novembre- janvier) et chaude de février à juin). Ce sont des anciens bras inter dunaires du lac Tchad. Ils ont été isolés du lac ou des bras voisins  encore en eau, soit par des barrages (digue) en sable, soit par des massifs dunaires d’une dizaine de mètre de hauteur aménagés en polders. les plus anciens sont âgés de cent ans (Adoum et al., 2014). La température varie selon les saisons: en saison sèche et froide, elle varie en moyenne de 24° à 34°C, plus de 45°C en saison sèche chaude et en saison des pluies, elle varie de 29 à 30 °C. Sur le plan hygrométrique, compte tenu de la présence du Lac Tchad, l’humidité relative de l’air est assez élevée et varie entre 65% à 85% au cours de l’année. On distingue deux types de sol au Lac-Tchad : les sols des dunes sableuses steppiques et les Polders à sols limoneux hydromorphes. Ces sols correspondent à deux types de végétations..Sur les dunes sableuses, on rencontre une steppe arbustive à épineux à tapis graminéen en général annuel par contre, dans les polders on trouve essentiellement des espèces vivaces (Gaston et al., 1990 ; Soltner, 2001). Ces espèces vivaces du pâturage naturel du Lac sont constituées principalement : des arbustes (Acacia raddiana, Ziziphus mauritiana, Hyphaene thebaica, Acacia seyal, Salvadora persica, Leptadenia pyrotechnica, Balanites aegyptiaca, Acacia nilotica), des herbacées annuelles et vivaces (Aristida pallida, Aristida funiculata, Andropogon gayanus, Cymbopogon giganteus, Cenchrus biflorus, Hyparrhenia dissoluta, Eragrostis tremulation. On rencontre également une végétation aquatique au bord du Lac Tchad et dans les îles constituée de : (Phragmites mauritiana, Typha angustifolia, Cyperus papyrus, Panicum sp.).

 

Figure 1 : Zone d’étude.

 

 

Méthode de collecte : L’étude a été conduite d’Octobre à Décembre 2023 dans la province du lac. Les sites retenus sont les trois départements (Mamdi, Kaya et Karal). Le questionnaire était conçu sur Kobocollect et installé sur les tablettes. Un échantillonnage de 151 ménages a été retenu de façon aléatoire et selon leur disponibilité et la présence  du taurin kouri.  Les données collectées portaient sur les caractéristiques socio économie des éleveurs, les pratiques d’élevage (acquisition, conduite et pratiques sanitaires) et la mobilité des troupeaux.

Analyses des données : La statistique descriptive a permis de calculer les moyennes, les écarts types et les coefficients de variations des différentes mensurations. Le test de Khi-deux a été utilisé pour déterminer les liens entre les différentes variables. Le seuil de signification de  5% a été retenu. L’analyse de factorielle de correspondance multiple a servi pour déterminer la typologie du système d’élevage. Une classification par la méthode ascendante hiérarchique a été utilisée pour regrouper les ménages pastoraux en classe selon les modalités des variables qui les caractérisent. Les variables retenues étaient : département, tranches d’âge, taille des ménages, activités principales, secondaire, effectif des troupeaux, niveau d’instruction, catégorie des éleveurs. L’analyse en correspondance multiple a permis de mettre en évidence les modalités qui sont corrélées entre elles et donc des ménages qui se ressemblent selon les modalités. L’ensemble des analyses a été réalisé avec le logiciel SPSS et SPAD V.5.5.

 

 

RESULTATS 

 

Caractéristiques sociodémographiques des éleveurs enquêtés : Il n’existe pas d’interaction entre les variables selon le département (P>0,05). L’élevage des taurins kouri est une activité exclusivement masculine (100%). Les personnes adultes ont été plus représenté (68%) suivies des jeunes (24%). Le régime matrimonial est dominé par la polygamie (66%).  En ce qui concerne le niveau d’instruction des ménages, il ressort que la plupart des éleveurs enquêtés était scolarisés dans les écoles coraniques suivi des ménages non scolarisés.

 

 

Tableau 1 : Distribution du sexe, âge et statut matrimoniale des ménages en fonction des départements

Variables Départements χ2
Karal Kaya Mamdi Tous départements
% n % n % n % n
Sexe
Homme 33 50 27 41 40 60 100 151  
Femme 0 0 0 0 0 0 0 0
Total 33 50 27 41 40 60 100 151
Tranche d’âge
Jeune (≤30 ans) 9 13 5 8 10 15 24 36 24,34
Adultes (30-60 ans) 23 35 19 29 25 38 68 102
Vieux (≥ 60 ans) 1 2 3 4 5 7 9 13
Sous-total 33 50 27 41 40 60 100 151
Régime matrimoniale
Monogame 17 25 5 7 13 38 34 70 10,87
Polygame 17 25 23 34 26   66 66
Sous-total 34 50 28 41 40   100 151
Niveau d’instruction
Ecole coranique 26 13 73 30 55 33 50 76 24,35
Non scolarisé 74 37 24 10 42 25 48 72  
Primaire 0 0 3 1 3 2 2 3  
Sous-total 100 50 100 41 100 60 100 151  

 

 

Selon les résultats obtenus il n’y a pas de lien significatif entre les variables (p >0,05). Il s’est avéré que les ménages de  grande tailles étaient dominantes, suivis des familles de tailles moyennes. L’élevage était la principale activité des ménages enquêtés suivi de l’agriculture comme activité secondaire. Les investigations menées auprès des ménages ont montré que, l’héritage reste le principal mode d’acquisition des taurins kouri (74% de ménages enquêtés suivi du mode d’acquisition par achat (26%).

 

 

Tableau 2 : Distribution de la taille, activités principales et secondaires des ménages  en fonction des départements

Fusionner les deux lignes Départements χ2
Karal Kaya Mamdi Tous départements
  % n % n % n % n
Taille de la famille
Petite famille (< 5 personnes) 7 10 3 4 4 6 13 20 5,13
Moyenne famille (5-10 personnes) 11 17 7 10 11 17 29 44
Grande famille (> 1à personnes) 15 23 18 27 25 37 58 87
Sous-total 33 50 27 41 40 60 100 151
Activités principales
Commerce 0 0 1 2 1 1 2 3 2,80
Élevage 33 50 26 39 39 59 98 148
Sous-total 33 50 27 41 40   100 151
Activités secondaires
Agriculture 26 40 21 31 30 45 77 116 13,85
Commerce 1 2 6 9 3 4 10 15
Autres 5 8 1 1 7 11 13 20
Sous-total 33 50 27 41 40 60 100 151
Mode d’acquisition
Achat 14 7 29 12 67 40 26 39 18,56
Héritage 86 43 71 29 3 20 74 112  
Sous-total 100 50 100 41 100 60 100 151  

 

 

Expérience en matière d’élevage des taurins kouri : Il ressort des investigations que, la majorité des éleveurs des taurins kouri ont une expérience supérieure à 30 ans (58%). Une partie des éleveurs a une expérience comprise entre 10 à 30 ans (29%). On observe également qu’il existe  des jeunes éleveurs ayant une expérience inférieure à 10 ans (13%).

 

 

Figure 2: Expérience des éleveurs en matière d’élevage des taurins Kouri

 

 

Mode sélection : Selon les investigations auprès des éleveurs, il s’est avéré que ces derniers pratiquent des croisements des taurins kouri avec les zébus arabes et zébus Bororo. Les produits de ces  métissages sont observables  dans les troupeaux kouri. Ils ont des caractéristiques qui  diffèrent des taurins kouri de la race pure (Figure 3).

 

Figure 3 : Mode de sélection avec les autres races

 

 

Mode de conduite des troupeaux Kouri : Le résultat de  la Figure 4, montre que les éleveurs pratiquent la mobilité comme mode de conduite des troupeaux dans la zone d’élevage. Il ressort des investigations que la transhumance est le principal mode de conduite des taurins Kouri dans la zone du Lac Tchad.

 

 

Figure 4: Mode de conduite des taurins Kouri

 

 

Prix de vente des taurins sur le marché : Concernant le prix, une différence significative a été observée entre le prix de vente des animaux de deux sexes. Cette différence est en faveur du prix de vente du male. Le prix de vente moyen des taurins Kouri sur le marché est de 150000 Franc CFA sur les marchés locaux.

 

 

Tableau 3 : Variation moyenne des prix selon le sexe

Sexe N Prix de vente (Franc CFA)
Moyenne ± Écart type
Femelle 34 129411,00 ± 49722,00a
Mâle 19 190263,00 ± 319698,09b
Total 53 151226,00 ±194464,02

 

Préférence des taurins Kouri : En ce qui concerne la préférence, pour la majorité des éleveurs, la bonne adaptation de ces ressources génétique à leur milieu  et leur  valeur économique sur  le marché sont les principales raisons de sélection des taurin kouri dans la zone du Lac (Figure 5).

 

 

 

Figure 5 : Préférence des taurins Kouri

 

 

Composition du Troupeau : La variation de l’effectif moyen en fonction des sexes et des départements est consignée dans le Tableau 4. Selon les investigations, l’effectif moyen du troupeau varie significativement en fonction du département. L’effectif moyen des vaches (53,00 ± 30,00) est supérieur à celui  des taureaux (14,00 ± 9,09).  L’effectif des vaches et du taureau est plus élevé dans le département de karal (68,02 ± 41,00). L’effectif moyen le plus bas est observé dans le département de Mamdi (43,20 ± 20,05) (Tableau 4).

 

 

Tableau 4 : Variation moyenne des effectifs en fonction du département et du sexe.

Département Vache Taureau Total
Moy ± Ecart Type Moy ± Ecart Type Moy ± Ecart Type
Karal 53,00 ± 30,00a 14,00 ± 9,09a 67,00 ± 34,00
Kaya 54,00 ± 34,00b 13,00 ± 8,00b 68,02 ± 41,00
Mamdi 33,00 ± 16,00c 09,00 ± 16,00c 43,20 ± 20,05
Tous départements 45,00 ± 28,00 12,00 ± 08,00 58,33 ± 33,00

 

 

Mode de reproduction : La Figure 6, montre le mode de reproduction dans les élevages des taurins Kouri. Il s’est  avéré que l’accouplement n’est pas contrôlé (libre) dans la majorité des élevages. Quelque minorité des éleveurs font la reproduction contrôlée dans les élevages.

 

 

 

Figure 6 : Mode d’accouplement

 

 

Age de mise en reproduction : D’après les investigations, il y’a une différence significative entre les départements Karal et Mamdi. L’âge moyen à la première mise bas est de 3 ans (36 mois). Les taurins sont mis en reproduction à l’âge moyen de 3 ans (36 mois).

 

 

Tableau 5 : Âge de mise en reproduction en fonction du département

Département Age à la 1ère mise bas (ans) Age de mise en reproduction (ans)
Karal 4,04 ± 0,00a 4,00 ±0,00a
Kaya 4,04 ± 0,00a 4,00 ±0,00a
Mamdi 3,00 ± 0,00b 3,00 ± 0,00b
Tous départements 3,00 ± 0,00 3,00 ± 0,00

 

 

Complémentation et soin sanitaire : Une différence significative a été observé pour la complémentation (p <0.05). Il s’est avéré que les éleveurs pratiquent la complémentation alimentaire. Surtout en période de soudure, les résidus de récoltes, les céréales, les tourteaux d’arachides sont utilisés dans la complémentation. En ce qui concerne la vaccination, la plupart des éleveurs vaccinent leurs animaux contre la Péri Pneumonie Contagieuse Bovine (PPCB), la fièvre aphteuse et le charbon symptomatique. Ils vont recours au service déconcentré pour la vaccination des animaux. La majorité des éleveurs font le déparasitage interne et externe pour prévenir des pathologies. Certains éleveurs traitent eux-mêmes leur bétail.

 

 

Tableau 6: Complémentation et soins sanitaires selon les départements

Variables Départements χ2
Karal Kaya Mamdi Tous départements
  % n % n % n % n
Complémentation
Oui 44 22 44 18 47 28 45 68 0,00
Non 56 28 56 23 53 32 55 83
Total 100 50 100 41 100 60 100 151
Pratique de la vaccination
Oui 94 48 100 41 88 53 94 142 6,00
Non 4 2 0 0 12 7 6 9
Sous-Total 100 50 100 41 100 60 100 151
Déparasitage interne
Oui 78 39 88 36 77 46 80 121 2,00
Non 22 11 2 5 23 14 20 30
Sous-Total 100 50 100 41 100 60 100 151
Déparasitage externe
Oui 87 34 83 30 94 43 71 107 4,00
Non 13 5 17 6 6 3 9 14  
Sous-Total 100 39 100 36 100 46 100 151  

 

 

Typologie du système d’élevage des taurins Kouri au Lac : La classification réalisée sur les variables retenues a permis d’identifier des partitions en 6 classes.

Classe 1 : une première classe caractérisée par des ménages qui ne pratiquent que l’élevage comme activité secondaire. Cette classe contient 2,65 % des ménages enquêtés.

Classe 2 : qui concentre 25,17 % des ménages enquêtés est surtout marquée par des ménages disposant de troupeaux importants (plus de 50 têtes) de bovins. On les retrouve plus dans la zone de Kaya. Ils appartiennent à la tranche d’âge de 31-60 ans. Ces ménages sont instruits dans les écoles coraniques avec une taille de famille de plus de 10 personnes. L’expérience dans l’élevage de kouri est de 10 -20 ans. Ces ménages pratiquent le commerce.

Classe 3 : regroupe 39,74% des ménages enquêtés. Ces ménages appartiennent à la tranche d’âge de 31-60 ans et ne sont pas scolarisés.  La taille de famille est de 6-10 personnes. Ils sont localisés dans la zone de Karal avec une expérience de plus de 30 dans l’élevage des bovins kouri.

Classe 4 : est constituée des ménages possédant une expérience de plus de 30 ans dans l’élevage des taurins kouri, ils appartiennent à la tranche d’âge de 60 ans. Cette classe représente 8,61% des ménages enquêtés.

Classe 5 : contient 11,26% des ménages enquêtés. Ils appartiennent à la tranche d’âge inferieur 30 ans, possédant une expérience de 10-20ans dans l’élevage des bovins kouri. La taille de ménage est de 5 personnes.

Classe 6 : représente 12,58% des ménages enquêtés. Ils ont une expérience de moins de 10 ans dans l’élevage des taurins Kouri. Ils sont des jeunes de moins de 30 ans.

 

Figure 7 : Typologie du système d’élevage

 

DISCUSSION

 

Caractéristiques socioprofessionnelles des éleveurs enquêtés : Cette étude avait pour objectif de caractériser et de faire la typologie du système d’élevage des taurins Kouri dans son biotope naturel. Il ressort des investigations que cet élevage est pratiqué exclusivement par les hommes (100%). Ils appartiennent à la religion musulmane (100%). Dans cette communauté, la gestion des gros ruminants est une activité exclusivement masculine. Les femmes, quant à elles,  ne gèrent que les petits ruminants et de la volaille. Les personnes adultes ont été plus représentées suivies des jeunes. Ce qui suggère une possibilité  de transfert des connaissances endogènes de l’activité d’élevage des vieux aux jeunes.  Le régime matrimonial est dominé par la polygamie.  Le niveau d’instruction des ménages est dominé par alphabétisés dans les écoles coraniques (50%) suivi des ménages non scolarisés (48%). Les mêmes observations ont été rapportées par (Mama et al., 2023) dans la province du Mandoul au Tchad. Ces résultats confortent également ceux de (Hessa et al., 2023) qui rapportent que la quasi-totalité des éleveurs enquêtés était de sexe masculin (99,4%) et issus majoritairement du groupe culturel peulh (80%) au Benin. Un taux d’alphabétisé de (74,4%) a été rapporté au Benin (Hessa et al., 2023). Cette dominance est due à l’appartenance à la communauté et l’accessibilité des maitres religieux dans les campements. Les écoles étatiques (françaises) ne sont pas accessibles à ces éleveurs compte tenu de leur déplacement cyclique à la recherche des conditions favorables pour le troupeau. L’étude a montré  que les ménages ayant une taille de famille importantes ont  été dominants, suivi des familles de taille moyenne. L’élevage était la principale activité des ménages enquêtés suivi de l’agriculture comme activité secondaire. La pratique de l’agriculture permet aux éleveurs de constituer leur stock céréalier pour la consommation familiale d’une part et d’autres parts, elle permet de générer des revenus avec les excédents de la récolte. L’héritage reste le principal mode d’acquisition des taurins kouri. Cette pratique permet aux  parents de léguer des  troupeaux à leurs progénitures. Certains éleveurs n’ayant pas hérité sont obligés d’acquérir les taurins Kouri par achat. Ce  est comparable à celui de Maman Lawal et al., (2018) qui ont rapporté que l’héritage (45,65%) était le mode constitution du troupeau en milieu urbain et périurbain au Niger. La majorité des éleveurs des taurins kouri ont une expérience supérieure à 30 ans. Une expérience de 21 ans dans les élevages des bovins a été rapportée au Benin (Hessa et al., 2023).L’étude a  aussi révélé la présence des jeunes éleveurs ayant une expérience inférieure à 10 ans. La présence des jeunes dans cette activité est un indice favorise pour le transfert des connaissances endogènes de cet élevage.

Pratiques de complémentation et conduite des animaux : Les éleveurs pratiquent la complémentation alimentaire. En période de soudure, les résidus de récoltes, les céréales, les tourteaux d’arachides, les fânes d’arachides et de niébé sont utilisées dans la complémentation. Ces pratiques sont similaires à celle de Laouali (2014) qui a rapporté que les troupeaux sédentaires, contrairement à ceux mobiles, ont été les plus complémentés (62 à 84%) au Niger.Les catégories d’animaux concernés sont les vaches allaitantes, les veaux et les animaux malades. Les résultats similaires ont été rapportés au Togo sur l’élevage bovin dans la commune de Gogounou au Nord-est du Benin (Alkoiret et al., 2010) et au Tchad dans la zone soudanienne (Mama et al., 2023). Les pratiques d’alimentation sont exercées par la grande majorité des éleveurs (96 %), du système d’élevage extensif  basé sur l’exploitation des parcours naturels (Issa et al., 2005). Le principal mode de conduite des troupeaux dans la zone est la transhumance. Elle permet aux éleveurs de rentrer sur les iles du Lac et ressortir pendant les périodes de crue ou de la montée des eaux.  La même observation a été faite par (Alkoiret et al., 2010) au Nord Est du Benin sur l’élevage des bovins. Les taurins kouri sont adaptés à la nage et supporte ces périodes de mouvement cyclique. Les cornes immenses leur permettent de nager facilement sans noyade d’où leur spécificité.

La commercialisation se fait sur les marchés locaux ou les marchés régionaux (Nigéria, Niger et Cameroun). Le prix moyen des taurins Kouri est de 150000 sur les marchés locaux. Il s’est avéré que le prix des mâles est supérieur à celui des femelles. Sur les marchés régionaux, le prix moyen peut atteindre 400000 pour un taureau. L’effectif moyen du troupeau est de 58,33 ± 33,00 têtes. Un effectif similaire de 52 ± 48 têtes a été rapporté au Nord Est du Bénin (Alkoiret et al., 2010).Cet effectif est supérieur à celui rapporté par (Baizina et al., 2022) de 44,29 ± 3,29dans la province du Mandoul au Tchad. Il a été observé  un effectif inférieur  de 27 têtes par troupeau chez les bovins de race Djelli au Niger (Agric, 2024). Un effectif supérieur de 78 têtes a été rapporté au Benin par (Hessa et al., 2023). Dans  un troupeau bovin comprenant en majorité les zébus Keteeji et Tchiwali au Nord-est du Benin, Houehanou et al., (2009)ont obtenu un effectif moyen  de 46 ± 20 têtes de bovins.. L’effectif moyen des vaches (45,00 ± 28,00) est supérieur à celui est des taureaux (12,00 ± 08,00). Ces résultats sont supérieur à ceux rapportés dans les élevages des taurins Toupouri dans la zone du Mayo Boneye au Tchad  qui sont de 16.63 ± 0.74 têtes par troupeau (Assadi et al., 2022).  Ce faible effectif des taureaux est dû à leur exploitation notamment la vente sur les marchés. Dans la majorité des élevages sahéliens, les femelles sont gardées pour la reproduction ou pour la reconstitution du cheptel.

Mode de reproduction : En termes de reproduction, l’accouplement n’est pas contrôlé (libre) dans la majorité des élevages. Le mode de reproduction libre favorise le métissage des taurins Kouri avec les autres races (BBororo et Arabe).  Ce métissage est favorisé par la présence des troupeaux Bororo et Arabes dans la zone à la recherche de pâturage et de l’eau pendant les périodes de sècheresses ou de crise pastorale (1985 et 2002). Ce résultat corrobore ceux de (Baizina et al., 2022), qui révèle que la reproduction se fait par hasard ou non contrôlé chez les bovins au Mandoul. L’âge moyen à la première mise bas est de 3 ans (36 mois). Les taurins sont mis en reproduction à l’âge de 3 ans (36 mois). Plusieurs auteurs ont observés que l’âge à la première mise bas entre 3 et 4 ans (Receveur, 1943 ; Malbrant et al., 1947 ; Joshi et al., 1957; Adeniji, 1983 ; Bourzat et al., 1992). Il peut varier en fonction des facteurs endogènes (race, état physiologique) ou exogènes (alimentation). Certains auteurs ont rapportés l’âge au premier vêlage de 3-4 ans chez la vache Créole en Guadeloupe en élevage traditionnel (Salas et al., 1988). Cet âge moyen de mise bas est inférieurs à ceux observés chez certaines races africaines autochtones : 37 mois chez le zébu Azaouak à la station d’élevage de Toukounous au Niger (Achard & Chanono, 1997 ; Achard & Chanono, 2006), 40 mois chez les taurins Baoulé et N’Dama en Côte d’Ivoire (Sokouri et al., 2010), qui est en moyenne égal à 40 mois proche de la valeur obtenue dans cet étude.

Pratiques des soins sanitaires : En ce qui concerne la vaccination, la plupart des éleveurs (94%) vaccinent leurs animaux contre la Péri Pneumonie Contagieuse Bovine (PPCB), la pasteurellose et le charbon bactéridien. Ils font recours au service déconcentré pour la vaccination des animaux. Ce résultat est supérieur à celui de (Agric, 2024) qui a rapporté que (87,3%) vaccinent régulièrement leurs bovins Djelli contre la pasteurellose, (6,7%) vaccinent contre la dermatose nodulaire et 6% contre le charbon symptomatique. Dans la province du Lac, les campagnes de vaccination sont organisées et subventionnées par les organismes et l’état à raison de 100 par tête. La majorité des éleveurs font le déparasitage interne et externe pour la prévention des infections (80%). Certains éleveurs traitent eux-mêmes leur bétail (automédication). La même observation a été rapportée sur les pratiques de soins dans les élevages bovins au Sud du Tchad (Mama et al., 2023). Nos résultats confortent également ceux de Agric,( 2024) observés sur les bovins de race Djelli au Niger et de (Alkoiret et al., 2010) au Nord-est du Benin. Il a été rapporté par Youssao et al. (2013) au bénin que les éleveurs pratiquent majoritairement de l’automédication dans les départements Atacora (95,83%) et Borgou (76,47%).  L’acquisition des produits vétérinaires se fait sur les marchés locaux sans un contrôle de qualité au préalable. Le ministère de l’élevage sensibilise les éleveurs sur le risque lié aux produits contrefaçon ou d’origine douteuse.

Typologie du système d’élevage des taurins Kouri : La typologie du système d’élevage en fonction des variables discriminantes a permis d’identifier des partitions en 6 classes : la première caractérisée par des ménages qui ne pratiquent que l’élevage comme activité secondaire. Elle contient 2,65 % des ménages enquêtés ; la deuxième qui concentre 25,17 % des ménages enquêtés est surtout marquée par des ménages disposant de troupeaux importants (plus de 50 têtes) de bovins. On les retrouve plus dans la zone de Kaya. Ils appartiennent à la tranche d’âge de 31-60 ans. Ces ménages sont instruits dans les écoles coraniques avec une taille de famille de plus de 10 personnes. L’expérience dans l’élevage de kouri est de 10 -20 ans. Ces ménages pratiquent aussi le commerce. La troisième regroupe 39,74% des ménages enquêtés. Ces ménages appartiennent à la tranche d’âge de 31-60 ans et ne sont pas scolarisés.  La taille de famille est de 6-10 personnes. Ils sont localisés dans la zone de Karal avec une expérience de plus de 30 dans l’élevage des bovins kouri. La quatrième est constituée des ménages possédant une expérience de plus de 30 ans dans l’élevage des taurins kouri. Ils appartiennent à la tranche d’âge de 60 ans. Cette classe représente 8,61% des ménages enquêtés. La cinquième contient 11,26 % des ménages enquêtés. Ils appartiennent à la tranche d’âge inferieur 30 ans, possédant une expérience de 10-20ans dans l’élevage des bovins kouri. La taille de ménage est de 5 personnes. La sixième représente 12,58 % des ménages enquêtés. Ils ont une expérience de moins de 10 ans dans l’élevage des taurins Kouri. Ils sont des jeunes de moins de 30 ans. Ce résultat est contraire à ceux de Agric, (2024) qui a obtenu une classification en trois classes chez les bovins de race Djelli dans les communes de Gotheye, Sinder et Say au Niger. (Salas et al., 1988) a identifié 5 classes dans le système d’élevages traditionnel des bovins en Guadeloupe. Une classification en quatre classe a été rapporté par Hessa et al., (2023) sur exploitations d’élevage bovin de types sylvopastoral et agrosylvopastoral au Bénin. Une typologie à deux classes a été rapporté dans le système d’élevage laitier au Niger par Boukari et al., (2007). Cette différence serait due aux critères de classification basée exclusivement sur les activités des éleveurs.

 

 

CONCLUSION  ET APPLICATION DES RESULTATS

 

L’étude nous permis de décrire les caractéristiques et la typologie du système d’élevage des taurins Kouri. Il ressort des investigations que cet élevage est pratiqué exclusivement par les hommes. Ils appartiennent à la religion musulmane. Dans cette communauté, la gestion des gros ruminants est une activité exclusivement masculine. Les femmes, quant à elles,  ne gèrent que les petits ruminants et de la volaille. Les personnes adultes ont été plus représentées suivies des jeunes. Le régime matrimonial est dominé par la polygamie.  Le niveau d’instruction des ménages est dominé par alphabétisés dans les écoles coraniques suivi des ménages non scolarisés. Le principal mode de conduite des troupeaux dans la zone est la transhumance. Elle permet aux éleveurs de rentrer sur les iles du Lac et ressortir pendant les périodes de crue ou de la montée des eaux. En période de soudure, les résidus de récoltes, les céréales, les tourteaux d’arachides, les fanes d’arachides et de niébé sont utilisées dans la complémentation alimentaire. Le mode de reproduction  n’est pas contrôlé (libre) dans la majorité des élevages. Ce qui favorise le métissage des taurins Kouri avec les autres races (Bororo et Arabe). Les pratiques de vaccinations observées sont celles contre la Péri Pneumonie Contagieuse Bovine (PPCB), la pasteurellose et le charbon bactéridien. Ils vont recours au service déconcentré pour la vaccination des animaux. La typologie du système d’élevage en fonction des variables discriminantes a permis d’identifier des partitions en 6 classes.

 

 

REMERCIEMENTS 

 

Cette étude a été réalisée grâce au soutien financier du projet de Redressement de la Région du Lac (PROLAC) et la collaboration des éleveurs auxquels les auteurs témoignent leur reconnaissance.

Conflit d’intérêt : Les auteurs déclarent qu’il n’y a pas de conflit d’intérêt relatif à cette publication.

 

 

REFERENCES

 

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